Pierre DeRoche, GrandCliff TNT BelCanto, mariage du XIXe et du XXIe siècle

Pierre DeRoche réunit le savoir-faire artisanal du XIXe et la technologie du XXIe siècle au travers de trois montres exceptionnelles. D’authentiques mouvements de poche à répétition heures & quarts et chronographe d’origine LeCoultre, de la fin du XIXe, modifiés par Numa Robert-Waelti vers 1894, ont enfin trouvé boîte, cadran et aiguilles pour les mettre en valeur.

C’est en 2007 que Pierre Dubois, Directeur de Pierre DeRoche, découvre ces mouvements « en blanc » chez un antiquaire. Tombé sous le charme, il décide de leur donner vie sous forme de montres-bracelets, rendant ainsi hommage aux grands horlogers qui ont écrit l’histoire de la Vallée de Joux. Le parti est pris de n’apporter si possible aucune modification technique.

Tandis que les horlogers de Dubois Dépraz restaurent et réassemblent ces mouvements, Pierre Dubois se tourne vers l’un des artisans les plus innovants dans la fabrication de cadrans. Un époustouflant cadran saphir permettant d’admirer la richesse du mouvement ancien résultera de cette rencontre : sablé côté cadran, puis métallisé par procédé PVD pour les parties fumées. Les index volumiques sont ensuite réalisés par croissance galvanique et mis en couleur (dorage 4N). Une imposante boîte en or rose de 55.5 mm au design très contemporain viendra ensuite habiller ce petit chef d’œuvre.
Pierre DeRoche Belcanto

Parallèlement, un instrument est développé par un luthier de la Vallée de Joux sur le principe des tables de résonance des guitares. Le son très pur des répétitions se voit ainsi magnifié lorsque la BelCanto est posée sur ce support en épicéa des forêts de la région.

Histoire du mouvement BelCanto
En 2007, Pierre Dubois, Directeur de Pierre DeRoche, découvre alors qu’il chine chez un ami antiquaire, des mouvements «en blanc » de montre de poche, répétition heures & quarts et chronographe, datant de la fin du XIXe siècle. En digne héritier de quatre générations d’horlogers de génie, sa curiosité est aussitôt éveillée et il les achète.

A la recherche de l’origine des mouvements
Il les apporte à son père, Gérald Dubois, grand horloger à la retraite toujours aussi passionné par son art, qui s’empresse de les étudier pour tenter de découvrir leur origine. Dès le premier instant, Gérald Dubois est persuadé qu’il s’agit de mouvements LeCoultre, même si rien ne le prouve formellement. Fort de ses certitudes, il effectue une comparaison systématique de l’un de ces mouvements avec les montres de poche certifiées LeCoultre qu’il possède dans sa collection personnelle. Les similitudes sont frappantes, mais le précieux « poinçon » demeure introuvable.

Montre Pierre deRoche Belcanto
Gérald Dubois s’intéresse alors au numéro de brevet 8172 gravé sur la platine. Ainsi ses recherches prennent-elles un tournant décisif lors de la consultation des registres fédéraux à ce propos : « Nouvelle montre à remontoir au pendant » du 5 mai 1894, délivré par le Bureau Fédéral Suisse de la propriété intellectuelle, au nom de Numa Robert-Waelti, horloger à La Chaux-de-Fonds.

Sur les traces de Numa Robert-Waelti Gérald et Pierre Dubois se lancent alors sur les traces de cet horloger. Ils consultent Monsieur Daniel Aubert, historien de l’horlogerie établi à la Vallée de Joux. Ils cherchent aussi du côté du Musée de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds auprès de Monsieur Piguet, conservateur. Personne ne connaît Numa Robert-Waelti.

Gérald Dubois se remet au travail et ébauche alors le cheminement probable de ces mouvements : LeCoultre fabrique des mouvements en cette fin de XIXe siècle, et les livre à des établisseurs. Si les établisseurs sont souvent des marques connues, ce n’est pas le cas de Numa Robert-Waelti. Il est donc probable que celui-ci achète des mouvements LeCoultre, leur apporte des modifications – comme celle faisant l’objet du brevet 8172 – et les revende ensuite à des établisseurs.

Les mouvements, vieux de plus de 100 ans, ont vraisemblablement changé plusieurs fois de propriétaire, avant qu’un antiquaire ne les déniche et les revende à son tour à Pierre DeRoche. Le scénario semble plausible et la boucle en quelque sorte…bouclée. Ne manque toujours que la preuve que ces mouvements sortent bien des ateliers de la Manufacture du Sentier.

Le poinçon «LeCoultre & Co» apparaît enfin Ce n’est que lorsque Gérald Dubois commence à démonter les mouvements pièce par pièce qu’apparaît enfin le précieux estampillage. Gravé sous le pont de barillet, totalement invisible sur le mouvement monté, se trouve le poinçon « LeCoultre & Co ».

Montre Pierre DeRoche Belcanto Instrument de résonnance
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