L'histoire des montres Universal Genève

Les temps forts d'Universal Genève…

Si l’année 1894 signe l’année d’origine d’Universal Genève, elle symbolise également le commencement d’une grande aventure. Présente dès ses premiers pas sur les marchés européens, celle que l’on nommait à ses débuts, la maison d’horlogerie Descombes & Perret, n’a jamais cessé de fasciner connaisseurs et passionnés.
Au cours de sa très riche histoire, Universal Genève a développé une quantité considérable de calibres pour équiper ses collections, faisant preuve sans cesse d’innovation et d’originalité. En quelques décennies ont été créés des modèles aujourd’hui restés légendaires : l’Uni-Compax, le Compax, le Medico-Compax, l’Aero-Compax, et, le plus fameux d’entre tous, le Tri-Compax, dit également «  le glorieux » ou encore la ligne de montres automatiques équipées de mouvements Microtor les Polerouter.
Dans les années 50, surnommée le « couturier de la montre », Universal Genève a imaginé des collections dames à la fois subtiles et raffinées avec l’originalité de personnaliser chaque modèle. Très prisés dans les salons parisiens littéraires et artistiques d’après-guerre, les garde-temps Universal Genève se sont imposés comme une référence horlogère.

Aussi, après avoir révolutionné le chronographe, dénommé Compax, en introduisant un second bouton-poussoir et un compteur chronographe des heures, les concepteurs d’Universal présentent, en 1955, un système breveté de remontage automatique à masse oscillante sur 360°, intégrée au mouvement, le Microtor, dont l’aboutissement sera le mouvement automatique le plus plat du monde (2,5 mm), le calibre UG 66, qui équipera la ligne Golden Shadow lancée en 1966.
Forte de plus de 110 ans de savoir-faire, Universal Genève est aujourd’hui animée par une équipe passionnée de la marque. A sa tête, Vincent Lapaire mène une stratégie de développement adaptée à l’évolution du marché.

1894 18 janvier, naissance au Locle, de la maison d'horlogerie Descombes & Perret, dirigée par Numa Emile Descombes (1863-1897) et Ulysse Georges Perret (1868-1933).
14 mai - Dépôt du brevet n° 8014 concernant une montre à 12 et 24 heures avec disque mobile sautant automatiquement.

1897
Emile Descombes décède à l'âge de 34 ans. Georges Perret s'associe à Louis Edouard Berthoud
(1947). Ensemble, ils reprennent les brevets et marques de fabrique de la société précédente, se spécialisent dans la production de montres de poche complètes, mais aussi de boîtes, cuvettes, cadrans et mouvements, et s'occupent de la distribution d'autres fabricants. Parallèlement, la Maison s'ouvre au commerce international.

1917
Toujours sous la direction de Perret et Berthoud, la manufacture présente son premier chronographe-bracelet. Le succès est considérable. Les deux associés décident d'ouvrir un siège à Genève afin de suivre de plus près le développement des marchés étrangers.

1925
Deux brevets internationaux n°91051 et 91463 sont déposés pour l’Auto-Rem, première montre-bracelet à remontage automatique d’Universal (mécanisme avec butoirs).

1927-1929
Présentation du cabriolet et de montres dotées de réserve de marche de 8 jours.

1933
Décès de Georges Perret. Son fils Raoul prend sa succession aux côtés de Louis Edouard Berthoud.

1934
Création du chronographe-bracelet Compur à deux poussoirs (marque déposée sous le brevet n°83340) ; le premier mouvement utilisé est muni de deux roues à colonne.

1936
Début d'une décennie riche en modèles mythiques qui vont définitivement établir Universal comme un acteur majeur de l'histoire horlogère: les Compax. En quelques années sort des ateliers une collection qui est, aujourd'hui encore, très recherchée des collectionneurs: l'Uni-Compax, le Medico-Compax, l'Aero-Compax, le Dato-Compax et le Tri-Compax.

1937
Universal Watch Co. Ltd. prend le nom d’Universal Genève SA. Création du chronographe-bracelet pour dames le plus petit de l’époque, équipé d’un mouvement 19 1/2".

1940
Un nouveau siège, pour les bureaux et les laboratoires, est ouvert dans le centre de Genève.
Lancement de l’Aero-Compax (brevet n°235608). Il s’agit d’un chronographe Compax muni d’un 4e petit cadran équipé d’aiguilles d’heures et de minutes à 12h, et permettant de mémoriser le début d’une opération grâce à une couronne supplémentaire fixe située à 9h.

1941
Universal inaugure une nouvelle unité de production ultramoderne, construite en moins de six mois.
Le nouvel Aero-Compax chronographe totalisateur pour pilotes d'avion, ainsi que les autres modèles de chronomètres, y seront produits.

1942
René Perret, frère de Raoul, fait son entrée dans la société. Il contribue à renforcer le réseau de distribution et à accroîtretl_files/img/universal_geneve/h/Raoul-Perret-fils-fondateur-Dr-Universal-1933.jpg la renommée mondiale de la marque.

1943
Universal Genève présente la montre-calendrier, avec ou sans phases de lune, dotée d’une petite seconde à 9h, du quantième à 3h, du jour à 12h, ainsi que du mois et des phases de lunes à 6h.

1944
A l’occasion de ses cinquante ans, la marque lance le Tri-Compax. Ce chronographe à compteur d’heures, muni d’un calendrier triple date et phases de lune, est l’un des plus grands succès commerciaux du 20e siècle dans le domaine de l’horlogerie.

1945
Universal s'agrandit et se livre à une modernisation complète de son siège genevois.
Présentation, dans la gamme des Compax, du Medico-Compax, chronographe avec compteur d’heures muni d’une échelle pulsométrique, et du Dato-Compax, chronographe avec compteur d’heures muni d’un 4e petit cadran à 12h indiquant le quantième de 1 à 31.

1948
UG lance le Calibre 138, mouvement automatique 12 1/2" avec petite seconde puis seconde au centre.

1954-1955
Universal présente un modèle qui fera date dans l'histoire de l'horlogerie: la Polerouter. Fabriquée spécialement pour les pilotes de la compagnie scandinave SAS à l'occasion de l'inauguration de la ligne Europe-Etats-Unis en passant par le Pôle Nord, elle est capable de résister aux champs magnétiques particulièrement puissants de cette partie du globe.

1955
Création du Microtor (brevet n°329805), nouveau type de calibre automatique avec masse oscillante intégrée dans le mouvement (cal. 215).

1963
Lors de la Foire de Bâle, UG lance les modèles Railrouter et Polerouter Electric.

1966
Aboutissement du Microtor, la ligne Golden Shadow est lancée. Elle est équipée du calibre UG 66, mouvement automatique le plus plat du monde (2,5 mm).

1968
Lancement du Tuning Unisonic, montre à régulateur de fréquence par diapason.

1975
Lors de la Foire de Bâle, la marque présente le Calibre 74, mouvement à quartz à affichage analogique le plus plat du monde (3,45 mm).

1988
L'entreprise, qui jouit d'une réputation considérable dans le monde entier, prend ses nouveaux quartiers dans l'est de Genève.

1994
Pour son centenaire, UG lance une montre commémorative (cal. UG 42-83/4") : La Janus, inspirée du modèle Cabriolet. Son boîtier réversible abrite un seul mouvement permettant de lire l’heure sur deux cadrans, dont un avec heures sautantes.

2006
Présentation à Baselworld de quatre nouveaux modèles : le Microtor UG 100 en série limité, l’Okeanos Compax, l’Okeanos Aero-Compax et l’Okeanos Moon Chronograph.

2007
Lancement de la production en série du Microtor UG101 et présentation de la collection Microtor UG101 en acier

2008
Présentation de la Microtor Cabriolet UG101, montre réversible inspirée du modèle Cabriolet de 1927

La manufacture des montres Universal Genève en 1941
La manufacture des montres Universal Genève en 1941
Universal Genève: et toujours l'avenir pour horizon…

Tout commence en 1893…
Numa Emile Descombes et Ulysse Georges Perret, horlogers loclois de talent, décident de s'associer pour fabriquer des montres compliquées. Ils fondent la société DESCOMBES & PERRET, dont la marque est déposée le 18 janvier 1894 au Locle. La grande aventure commence… La même année, le 14 mai pour être précis, ils déposent une demande de brevet pour l'invention d'une montre à 12 et 24 heures, avec disque mobile sautant instantanément. Le commerce vers l'extérieur du pays se développe et la marque accorde une attention particulière aux marchés italien et espagnol.

En 1897, Ulysse Georges Perret s'associe avec Louis Edouard Berthoud. Reprenant les brevets et marques de fabrique de la société précédente et devenant PERRET & BERTHOUD, ils se spécialisent dans la production de montres de poche complètes, mais aussi de boîtes, cuvettes, cadrans et mouvements, et s'occupent de la distribution d'autres fabricants. En 1898, ils déposent le modèle "Universal Watch Extra", chronographe à compteur de 30 minutes.

Le siècle de toutes les promesses…
Le début du 20e siècle marque la disparition progressive de la montre de poche au profit de la montre-bracelet, de taille plus réduite et donc plus pratique. En 1917, déjà à l'avant-garde, l'entreprise PERRET & BERTHOUD propose le premier chronographe-bracelet avec un calibre de 17 lignes et couronne de remontoir qui suscite l'enthousiasme. A la fin de la Première Guerre mondiale, les deux associés décident d'installer le siège administratif à Genève pour surveiller de plus près l'évolution des marchés internationaux. Le succès ne se fait pas attendre…

1930-1960: les folles années d'Universal Genève…
Au cours des trente années qui succèdent à la crise économique mondiale, PERRET & BERTHOUD connaît un essor fantastique. En 1933, Ulysse Georges Perret décède et lègue la gestion à son fils Raoul. Les années 1930 voient les exportations augmenter. En 1934, Raoul Perret décide de déménager une partie de la production à Genève afin d'enregistrer la société sous le nom d'UNIVERSAL WATCH CO. LTD., GENEVA, PERRET & BERTHOUD SA, tout en gardant un atelier aux Ponts-de-Martel (région du Locle), où se tenait toute la production jusque-là. Dès lors, les garde-temps seront tous signés UNIVERSAL GENÈVE. 1934 est aussi l'année de la première participation de la marque à la Foire de Bâle. Universal Genève impose désormais son style élégant, sa haute technicité et son incroyable créativité, et exerce une grande influence sur toute l'horlogerie.

Dès 1936, une collection de légende sort des ateliers:
le Compur, premier chronographe bracelet muni de deux poussoirs. L'année suivante, Universal Genève commercialise le chronographe le plus petit du monde (un modèle pour dames) et présente une première mondiale: le chronographe-bracelet avec compteur supplémentaire de 12 heures. En quelques années sont créés des modèles aujourd'hui très recherchés: l'Uni-Compax, le Compax, le Medico-Compax, l'Aero-Compax, le Dato-Compax, la Calendar Watch, moins connue, et, couronnement suprême de la gamme en 1944, le Tri-Compax, surnommé le "Glorieux". A l'occasion du 50e anniversaire detl_files/img/universal_geneve/h/universal-geneve-management-1941.jpg l'entreprise, Raoul devient membre de la Société de Patronage de la Foire de Bâle tandis que son frère René devient directeur de la Manufacture.

Universal Watch devient Manufacture des Montres Universal…
En 1944, la société florissante basée au bout du Lac Léman prend logiquement le nom de MANUFACTURE DES MONTRES UNIVERSAL; PERRET & BERTHOUD SA; GENÈVE. Dès la décennie suivante, l'entreprise s'agrandit, construisant en un temps record une nouvelle unité de production et se livrant à une modernisation complète et sans précédent de son siège genevois à la rue du Rhône. Louis Edouard Berthoud décède en 1947. La firme est enregistrée en 1951 sous le nom d'UNIVERSAL; PERRET & BERTHOUD SA.

En 1954, Universal présente un modèle qui fera date dans l'histoire de l'horlogerie: la Polerouter. Fabriquée spécialement pour les pilotes de la compagnie scandinave SAS à l'occasion de l'inauguration de la ligne Europe - Etats-Unis passant par le Pôle Nord, cette montre est capable de résister aux champs magnétiques particulièrement puissants de cette partie du globe. Parallèlement, la manufacture est récompensée à de nombreuses reprises pour le style de ses collections. Cette année-là, pour l'inauguration de sa nouvelle fabrique de Carouge, dans les faubourgs de Genève, la raison sociale change une nouvelle fois pour devenir MANUFACTURE DES MONTRES UNIVERSAL; PERRET FRERES SA, CAROUGE-GENÈVE. Le bâtiment de la rue du Rhône sert désormais de vitrines d'exposition.

Mouvements: la tradition de la nouveauté…
Au cours de sa très riche histoire, Universal concevra une quantité considérable de calibres et de mouvements pour équiper ses collections, innovant chaque fois un peu plus. Ainsi, après avoir révolutionné le chronographe en introduisant un second bouton-poussoir et un compteur des heures chronographe, les concepteurs d'Universal présentent, en 1955, un système breveté de remontage automatique à masse oscillante sur 360°, intégrée au mouvement et améliorant sa précision, le Microtor, dont l'aboutissement sera le mouvement automatique le plus plat du monde (2,5 mm), le calibre UG 66, qui équipera la ligne Golden Shadow lancée en 1966.

La fin des années 1960 sera pour la Maison l'occasion de devancer ses concurrents en présentant sa première montre électronique équipée d'un mouvement à diapason, l'Unisonic, précurseur de la vague des mouvements à quartz.
En 1975, Universal présente à la Foire de Bâle rien moins que le mouvement à quartz analogue le plus plat du monde (3,45 mm seulement).

Universal: une marque en mouvement…
1988, l'entreprise prend ses nouveaux quartiers dans l'est de Genève. La marque jouit d'une réputation considérable dans le monde entier, avec des marchés privilégiés comme l'Asie du sud-est, le Moyen-Orient ou encore l'Italie. La Janus, nouveauté mondiale, est lancée en 1994 pour commémorer le centenaire de la marque. Son boîtier réversible abrite un seul mouvement permettant de lire l'heure sur deux cadrans, dont l'un avec heures sautantes. En 1998, la marque lance également la gamme Senna Watch, en collaboration avec la famille du regretté pilote de Formule 1 Ayrton Senna.

En 2006, la marque fait un retour marqué avec la présentation de son nouveau calibre maison, le Microtor UG100 qui ouvre la voie d’une renaissance dans le respect du prestigieux passé d’Universal Genève.